Texte de Francine Ndiaye
Ancien conservateur du MusÈe de l'Homme ? Paris
Le nouvel intÈrÍt pour le mouvement surrÈaliste entretient Ègalement cet enthousiasme. Les expositions, la dispersion, en vente publique de la collection personnelle d'AndrÈ Breton multiplient les amateurs de poupÈes kachina qui portent le nom de tihu.

Leur confection commence par la recherche d'une racine de peuplier amÈricain (cottonwood). Les premiËres kachinas, les P¸ch tihu, Ètaient plates et d'un seul tenant : les bras faisaient partie intÈgrante du tronc et les jambes Ètaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu ? partir de 1870, notamment la sÈparation des membres infÈrieurs, l'apparition d'avant-bras. AnnÈe aprËs annÈe, les modifications se sont affinÈes pour aboutir aux poupÈes modernes, fidËles imitations des danseurs masquÈs, comme celles qui sont exposÈes dans les musÈes amÈricains du Sud-Ouest des Etats-Unis (Heard Museum de Phoenix et Museum of Northern Arizona de Flagstaff).

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