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Hache Ostensoir Kanak

Nouvelle Calédonie

O Kono

Serpentine (Jade), bois, tissu, poils de roussette
19ème siècle
Hauteur : 51 cm

Ex collection Stodel, Rotterdam
Ex collection du Musée de l’Instituut voor kulturele antropologie van de R.K. Universiteit van Nijmegen
Acquise par le musée le 20 Avril 1961 (inv # 566)
Ex collection Michel Thieme, Amsterdam

Prix : vendu

Melanesia – Eastern Papua New Guinea
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Il a été rapporté au 18ème siècle que ce type de massue cérémonielle aurait servi à l’origine dans le cadre de rituels liés à des sacrifices. Pour autant, cette hypothèse semble peu probable du fait de la forme et la fragilité de l’ensemble. Il apparaît qu’au cours du 19ème siècle, ces haches dites ostensoir servaient essentiellement dans le cadre de danses et parades cérémonielles.
Maurice Leenhardt en 1930 mentionne que ces “massues vertes” étaient présentées lors de cérémonies de prières pour la pluie. Il explique également que ces objets de prestige étaient conservés dans des paniers contenant les trésors et richesses appartenant à des familles de lignages importants. Ils n’étaient exhibés qu’à l’occasion de cérémonies pour affirmer le statut de ses porteurs (deuils, mariages de personnages importants).
Selon Emmanuel Kasarhéou (musée du quai Branly), les haches ostensoir étaient principalement des objets liés aux échanges coutumiers entre chefferies.
Ces haches était considérées comme un symbole de prestige et faisaient à ce titre la fierté de leurs possesseurs. Au-delà de leur utilisation fonctionnelle, c’est essentiellement la charge symbolique qui donnait leur valeur à ces objets de prestige.