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Masque Kepong

Nouvelle-Irlande

Bois sculpté, pigments, tissus, coquillage, fibres
Début du 20ème siècle ou antérieur
Hauteur : 90 cm

Collecte missionnaire (Baptistes allemands)
Ex collection Révérend Père Stemper, Mission catholique de Kavieng, 1966
Ex Ader-Picard-Tajan, 21 mai 1990, lot 96
Ex collection Michel Andrault, Paris

Prix : vendu

Melanesia – Bismarck Archipelago
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“Tu fais peur, tu émerveilles.“
André Breton, Poèmes, «Xénophiles», 1948

Comme l’indique The Art Institute in Chicago, les masques de Nouvelle-Irlande créent une réalité qui leur est propre. Ils capturent et révèlent le pouvoir des esprits
De nombreux masques de la Nouvelle-Irlande représentent des êtres surnaturels qui interviennent lors de fêtes et de rituels tels que le malagan (malanggan) ou le kepong (kipong).
Les masques donnent vie et rendent tangible la puissance de ces esprits.
Les masques ne sont pas à proprement parler des malanggans, mais ils sont souvent portés ou présentés lors de célébrations pour honorer les morts, et peuvent être montrés aux côtés de figures de malanggan dans les enclos cérémoniels.

Le masque présenté ici figure un ges, un esprit puissant et menaçant de forme humanoïde. Le décor concentrique au centre du masque est probablement la représentation peinte de « l’oeil de feu » (mataling à Tabar). Cette image renvoie à la force vitale qui passe d’une génération à l’autre comme l’indiquent Michael Gunn & Philippe Peltier dans Nouvelle-Irlande, Arts du Pacifique Sud, Musée du Quai Branly, Paris, 2007.

Ce type de masque d'une inventivité remarquable a fasciné les grands artistes du 20ème siècle et plus particulièrement les surréalistes.