Nouvelles Acquisitions

Masque Matua / Vanis

Îles Tabar ou centre de la Nouvelle-Irlande

Bois sculpté (alstonia), pigments naturels et
opercules de turbo
19ème siècle
Hauteur : 111 cm

Ex collection d’un musée allemand (Leipzig?),
inv. #80294
Ex collection Scott Dugley, Seattle
Ex collection Loed van Bussel, Amsterdam
Ex collection Kevin Conru, Bruxelles
Ex collection Michel & Catherine Andrault, Paris
Ex collection particulière, Paris

Publié : Poésie Féroce – Arts anciens de Nouvelle-Irlande, 2019

Prix : nous consulter

Melanesia – Eastern Papua New Guinea
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Les lourds masques en bois sculptés et peints souvent munis de grandes oreilles sont connus sous le nom de Matua ou Vanis. Ils sont aussi des Malagan et leur création a été soumise au même corpus de règles strictes que les statues. Ils ont un rôle important car leur arrivée marque le début de la dernière étape de la cérémonie funéraire. Ils mènent les porteurs de masques Ges au lever du soleil pour nettoyer le village, collecter des monnaies de coquillage et chasser les esprits errants des morts. Ils dansent dans le village tandis que montent les lamentations et les pleurs de la communauté. Puis, ils lèvent les tabous qui avaient été imposés à la communauté et ouvrent l’accès à l’enclos funéraire où se dérouleront les dernières phases de la cérémonie. Ces masques sont alors disposés sur un présentoir à côté de la maison des hommes. Contrairement aux statues Malagan, ces masques pouvaient être utilisés plusieurs fois. L’extraordinaire dentelle de bois avec un entrelacs d’oiseaux et de poissons volants de notre masque est typique des masques de la sous-tradition Verim, très présents à Tabar mais aussi en Nouvelle-Irlande centrale. Ce masque compte parmi les plus remarquables masques Vanis connus, avec une exubérance et une créativité extraordinaires. Il est possible qu’il soit lui aussi lié à la sous-tradition Verim. Des masques de ce type et de cette qualité ont été publiés dès 1895 par Meyer et Parkinson (voir illustration en haut de la double page précédente). Ils ont essentiellement été collectés au XIXè siècle.