Afrique

Figure de reliquaire
Kota

Gabon

Métal et bois
Début du 20ème siècle

Hauteur : 60 cm

Collecté avant 1929 par M. Lagarde, administrateur colonial français
Ex Ader Picard Tajan, Paris, Juin 1982, lot 64
Ex collection Loed Van Bussel, Amsterdam
Ex collection Jean-Pierre Jernander, Bruxelles

Yale University Art Gallery GvR Archive #0025218

Publié : PAD – Paris Tribal 2016

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Afrique Centrale
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Etablis dans la région du Haut-Ogoouée au Gabon Oriental, les Kota accordent une importance fondamentale au culte des ancêtres. Leurs sculptures cultuelles, au premier rang desquels figurent les Mbulu-ngulu, les gardiens de reliquaires, sont empreintes de force, de mystère et de sacralité. Ces figures de gardiens rythment et animent la société Kota. En dehors de leur rôle lié au culte aux ancêtres, elles apparaissent à l’occasion de cérémonies de transmission et de justice, lors de rituels de chasse et de guérison. Surmontant un panier circulaire en vannerie qui contenait les os et les crânes d’ancêtres importants, les Mbulu-ngulu étaient conservés à l’écart du village, dans un enclos dont l’accès était réservé aux seuls initiés habilités à consulter les ancêtres.
Les lamelles ou plaques de métal qui décorent la surface de la figure constituent la source de son pouvoir. On attribuait notamment comme
propriété au cuivre la longévité et la puissance.
Les effigies de ce type, à la stylisation fortement abstraite ont été admirées dès la « découverte » de l’art africain par les Occidentaux au début du 20ème siècle. L’image a inspiré nombre d’artistes modernes, de Pablo Picasso à Paul Klee.
Cette figure, caractéristique du grand art Kota classique de la fin du 19ème siècle présente un remarquable équilibre des formes et un grand raffinement dans l’ornementation. Comme le note Louis Perrois, le dos de la figure est orné de motifs géométriques, représentation très rare évoquant la coiffure nattée i-benda que portaient les notables Kota.
Collectée par M. Lagarde, administrateur colonial français au Gabon avant 1929, cette figure Kota Obamba a par la suite appartenu entre autres au marchand bruxellois récemment disparu Jean‑Pierre Jernander.