Océanie

Tête Malagan

Îles Tabar, Nouvelle-Irlande

Bois sculpté et coquillages
18ème ou 19ème siècle
Hauteur : 84 cm

Collecté par Pierre Langlois dans une grotte de Big Tabar en 1970
Ex collection Jacques Kerchache, Paris
Ex collection Antonio Casonovas, Arte y Ritual, Madrid
Ex collection particulière, Paris

Publiée et exposée :
Îles Tabar, J. Kerchache, Paris, Galerie Kerchache, 1971

Publié : Poésie Féroce – Arts anciens de Nouvelle-Irlande, 2019

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Melanesia – Eastern Papua New Guinea
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Cette très ancienne tête de statue Malagan date probablement du XVIIIè ou du XIXè siècle. Elle porte une coiffe typique de la sous-tradition Malagan que l’on appelle Malaganchak. Les habitants des îles Tabar, encore aujourd’hui, soulignent que Malaganchak est un guerrier puissant, avec un lien avec les esprits Ges (l’ombre reflet de chaque être humain, vivant caché dans la forêt), mais aussi avec le défunt. Cette sous-tradition Malagan est encore présente à Tabar.
Langlois collecta dans deux grottes de Big Tabar les Malagan présentés durant l’exposition de Jacques Kerchache en 1971. Une des grottes est dans un endroit isolé des villages, dans une falaise karstique de la côte Sud-Est. Elle est à une cinquantaine de mètres du rivage, protégée des assauts de l’océan. L’entrée de la grotte est large d’environ 5 mètres et n’est pas très profonde. Le plafond couvert de concrétions. On s’enfonce après un coude dans la pénombre. Quelques ossements, des fragments de vieux bois en décomposition, un crâne de porc posé sur un tas de galets, sont disséminés çà et là. Le gardien des lieux, habitant seul non loin de la grotte, nous indique que l’enclos de la maison des hommes était placé juste devant la grotte ou étaient entreposé les statues. Les maisons d’habitat étaient un peu plus loin, au bord du ruisseau. Même si l’endroit ne comporte aujourd’hui qu’un seul habitant, le lieu est privilégié : en bordure d’une falaise, avec une source d’eau douce, et une épaisse forêt se perdant dans les collines. Une communauté beaucoup plus importante vivait ici il y a une centaine d’années.