océanie | Nouvelle-Zélande
Patu Maori
Nouvelle-Zélande
Massue de Guerre Mere Pounamu / Patu
Maori
XVIIIe siècle ou antérieur
Néphrite sculptée (pounamu)
Hauteur : 37.5 cm
Provenance
Christie’s Londres, 6 décembre 1995, lot 6
Collection Mark & Carolyn Blackburn, Honolulu, Hawaï
Bonhams Los Angeles, 2 juillet 2020, lot 28
Collection Patrick Mestdagh, Bruxelles, Belgique
Collection privée, Nice, France
Publication
« Polynesia, The Mark & Carolyn Blackburn Collection of Polynesian Art », A. Kaeppler, University of Hawai’i Press, Honolulu 2010, fig. 492
« Casse Tête II », Galerie Meyer, Parcours des Mondes 2022, p. 240-241
Patu Pounamu Maori 37.5 cm / Galerie FLAK
Prix : nous consulter
La guerre constituait un élément fondamental de la vie maorie. Les causes des conflits, complexes et multiples, trouvaient leur origine dans des rivalités entre groupes pour le contrôle des territoires ou l’accès aux ressources. Elles pouvaient également résulter de représailles ou de vendettas opposant différents villages. Enfin, la participation au combat permettait au guerrier d’accroître son mana, pouvoir sacré étroitement lié au prestige et à l’autorité.
Les massues courtes, telles que celle présentée ici, étaient conçues pour le combat rapproché. Le tranchant de la lame pouvait être utilisé aussi bien pour parer les coups que pour frapper l’adversaire. Ces armes de percussion constituaient par ailleurs des symboles majeurs d’autorité et de statut.
La massue maorie présentée ici est un exemple exceptionnel et ancien, chargé de puissance et de mana. Il est sculpté dans le pounamu (nephrite), la pierre sacrée des Maori, symbole de son importance et du statut élevé de son possesseur dans la société Maori.
Une étiquette manuscrite partiellement lisible, présente sur la lame et datant du début du XIXᵉ siècle, indique ceci :
Méré de Nouvelle-Zélande
– insigne d’un chef de
– une tribu. Chacun (?) est dit avoir son propre sculpteur
– marque de (leur) tribu
– appartenait
– a aujourd’hui une valeur (?) et fait l’objet d’une
– recherche en Nouvelle-Zélande
– 40 à 50 livres sterling ont été proposées
– (signature effacée)
Transmises de génération en génération comme de précieux héritages, les massues courtes de type Patu étaient considérées par les Maoris comme des objets de première importance. Celles sculptées comme ici en néphrite — appelées "mere pounamu" ou "patu pounamu" — étaient les plus prestigieuses.
L’usage et la possession de la néphrite étaient réservés à la noblesse ou aux individus de haut rang. Selon Kaeppler (ibid., p. 348), « les mere en pierre verte étaient utilisées comme des épées courtes après une succession de parades et de contre-parades. À la fois armes et insignes de rang, ces mere devenaient des héritages précieux, transmis de père en fils et dotés de noms personnels. Des fragments d’une étiquette manuscrite du début du XIXᵉ siècle sont encore attachés à cet exemplaire ; ils témoignent de la valeur qui lui était attribuée et mentionnent un prix de 40 à 50 livres sterling ».
Les massues courtes, telles que celle présentée ici, étaient conçues pour le combat rapproché. Le tranchant de la lame pouvait être utilisé aussi bien pour parer les coups que pour frapper l’adversaire. Ces armes de percussion constituaient par ailleurs des symboles majeurs d’autorité et de statut.
La massue maorie présentée ici est un exemple exceptionnel et ancien, chargé de puissance et de mana. Il est sculpté dans le pounamu (nephrite), la pierre sacrée des Maori, symbole de son importance et du statut élevé de son possesseur dans la société Maori.
Une étiquette manuscrite partiellement lisible, présente sur la lame et datant du début du XIXᵉ siècle, indique ceci :
Méré de Nouvelle-Zélande
– insigne d’un chef de
– une tribu. Chacun (?) est dit avoir son propre sculpteur
– marque de (leur) tribu
– appartenait
– a aujourd’hui une valeur (?) et fait l’objet d’une
– recherche en Nouvelle-Zélande
– 40 à 50 livres sterling ont été proposées
– (signature effacée)
Transmises de génération en génération comme de précieux héritages, les massues courtes de type Patu étaient considérées par les Maoris comme des objets de première importance. Celles sculptées comme ici en néphrite — appelées "mere pounamu" ou "patu pounamu" — étaient les plus prestigieuses.
L’usage et la possession de la néphrite étaient réservés à la noblesse ou aux individus de haut rang. Selon Kaeppler (ibid., p. 348), « les mere en pierre verte étaient utilisées comme des épées courtes après une succession de parades et de contre-parades. À la fois armes et insignes de rang, ces mere devenaient des héritages précieux, transmis de père en fils et dotés de noms personnels. Des fragments d’une étiquette manuscrite du début du XIXᵉ siècle sont encore attachés à cet exemplaire ; ils témoignent de la valeur qui lui était attribuée et mentionnent un prix de 40 à 50 livres sterling ».
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