AfriQue | Côte d'Ivoire
Masque Dan
Côte d'Ivoire
Masque Dan
Cote d’Ivoire
Fin du XIXe ou début du XXe siècle
Bois sculpté
Hauteur : 24 cm
Provenance
Collection Harvey R. Frantz (1913-1963), Pennsylvanie, Etats-Unis
Probablement acquis durant son séjour au Libéria entre 1936 et 1938
Collection Alain Lecomte, Paris
Collection Norbert Rolland, acquis du précédent, 2018
Masque Dan 24 cm ex coll. Frantz / Galerie Flak
Prix : nous consulter
Ce visage aux traits magistralement épurés se distingue par une composition d'une grande élégance, où la tension des lignes dialogue avec la sensualité des volumes. Sa patine profonde, d'un brun chaud et satiné, n'est pas sans évoquer l'aspect du cuir tanné.
Ce fini remarquable témoigne d'une utilisation rituelle prolongée et renforce l'équilibre entre rigueur formelle et expressivité — le regard suggéré par de fines fentes et la bouche délicatement entrouverte, conférant à ce masque ancien une intensité à la fois sobre et pénétrante.
Chez les Dan de Côte d'Ivoire, les masques jouent un rôle fondamental de régulation de la vie sociale et rituelle. « Chaque masque avait un nom et était considéré comme un individu, comme l'incarnation d'un esprit bien défini » indique Eberhard Fischer dans Les Maîtres de la sculpture de Côte d'Ivoire (musée du quai Branly, Paris, 2015, p. 108). Ces masques n'étaient ni la représentation d'ancêtres ni des portraits. Ils servaient d'intercesseur entre le monde des hommes et celui des esprits, permettant ainsi le maintien de l'ordre et de l'harmonie au sein des villages.
En termes de provenance, Harvey R. « Bud » Frantz (1913-1963) était un ingénieur forestier originaire de Bethlehem, Pennsylvanie. Entre 1936 et 1938, il est envoyé par la Firestone Plantation Co. au Liberia pour y développer une plantation de caoutchouc. Grand voyageur, il traverse notamment l’Afrique de l’Ouest depuis le port de Monrovia au Libéria jusqu’à Tombouctou avant de traverser le désert du Sahara en camion. Ce voyage épique a notamment fait l’objet d’un article « Across the Sahara by truck » publié par Harvey Frantz en 1953.
Ce fini remarquable témoigne d'une utilisation rituelle prolongée et renforce l'équilibre entre rigueur formelle et expressivité — le regard suggéré par de fines fentes et la bouche délicatement entrouverte, conférant à ce masque ancien une intensité à la fois sobre et pénétrante.
Chez les Dan de Côte d'Ivoire, les masques jouent un rôle fondamental de régulation de la vie sociale et rituelle. « Chaque masque avait un nom et était considéré comme un individu, comme l'incarnation d'un esprit bien défini » indique Eberhard Fischer dans Les Maîtres de la sculpture de Côte d'Ivoire (musée du quai Branly, Paris, 2015, p. 108). Ces masques n'étaient ni la représentation d'ancêtres ni des portraits. Ils servaient d'intercesseur entre le monde des hommes et celui des esprits, permettant ainsi le maintien de l'ordre et de l'harmonie au sein des villages.
En termes de provenance, Harvey R. « Bud » Frantz (1913-1963) était un ingénieur forestier originaire de Bethlehem, Pennsylvanie. Entre 1936 et 1938, il est envoyé par la Firestone Plantation Co. au Liberia pour y développer une plantation de caoutchouc. Grand voyageur, il traverse notamment l’Afrique de l’Ouest depuis le port de Monrovia au Libéria jusqu’à Tombouctou avant de traverser le désert du Sahara en camion. Ce voyage épique a notamment fait l’objet d’un article « Across the Sahara by truck » publié par Harvey Frantz en 1953.
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