océanie | Papouasie-Nouvelle-Guinée
Bouclier de guerre
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Bouclier de guerre figurant un personnage humain
Jimi River Valley, Ouest des Hautes-Terres, Papouasie-Nouvelle-Guinée
Début du XXe siècle
Bois, pigments et rotin
Hauteur : 142 cm
Largeur : 55 cm
Provenance
Collection Chris Boylan, Sydney
The Jolika Collection, Marcia & John Friede, Rye, New York
Collection Franck Marcelin, Aix-en-Provence
Publication
« New Guinea Highlands. Art From the Jolika Collection », Fine Arts Museums of San Francisco, De Young, 2017,p.134, ill.6.25
Bouclier des Hautes-Terres Figure Rouge 142 cm / Galerie Flak
Prix : nous consulter
La guerre jouait un rôle essentiel dans le système complexe d'échanges et de compensations qui liait les différents groupes humains des Hautes Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Chaque guerrier portait un bouclier, des lances, des arcs et des flèches, ainsi que des couteaux ou des haches de pierre.
Le bouclier constituait l'élément le plus important de son équipement. Considéré comme une extension du guerrier lui-même, il recelait un pouvoir magico-spirituel et était doté d'une force vitale transmise symboliquement par les ancêtres du clan. Avant le déclenchement des hostilités, les combattants repeignaient leurs boucliers pour que leurs couleurs brillent au soleil, afin d'éblouir et d'intimider le camp adverse.
Comme le souligne Chris Boylan, de qui provient cette œuvre, les boucliers de cette région sont généralement ornés de motifs abstraits tels que des cercles et des demi-cercles. Celui-ci fait exception : publié et décrit dans l'ouvrage de référence New Guinea Highlands. Art From the Jolika Collection (Fine Arts Museums of San Francisco, De Young, 2017, p. 134, ill. 6.25), il y est présenté comme le seul exemple connu de la région des Hautes Terres occidentales figurant une silhouette humaine de ce type. Le contour de la figure est souligné par des poinçons, et sa couleur rouge revêt une signification symbolique forte : la victoire et la vengeance. Les traces d'impact visibles à la surface attestent quant à elles d'une utilisation prolongée au combat.
Le bouclier constituait l'élément le plus important de son équipement. Considéré comme une extension du guerrier lui-même, il recelait un pouvoir magico-spirituel et était doté d'une force vitale transmise symboliquement par les ancêtres du clan. Avant le déclenchement des hostilités, les combattants repeignaient leurs boucliers pour que leurs couleurs brillent au soleil, afin d'éblouir et d'intimider le camp adverse.
Comme le souligne Chris Boylan, de qui provient cette œuvre, les boucliers de cette région sont généralement ornés de motifs abstraits tels que des cercles et des demi-cercles. Celui-ci fait exception : publié et décrit dans l'ouvrage de référence New Guinea Highlands. Art From the Jolika Collection (Fine Arts Museums of San Francisco, De Young, 2017, p. 134, ill. 6.25), il y est présenté comme le seul exemple connu de la région des Hautes Terres occidentales figurant une silhouette humaine de ce type. Le contour de la figure est souligné par des poinçons, et sa couleur rouge revêt une signification symbolique forte : la victoire et la vengeance. Les traces d'impact visibles à la surface attestent quant à elles d'une utilisation prolongée au combat.
« New Guinea Highlands. Art From the Jolika Collection », Fine Arts Museums of San Francisco, De Young, 2017,p.134, ill.6.25
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