AmériQue du Nord | Alaska
Masque Yup’ik
Alaska
Masque Chamanique de l’Esprit du Phoque
Yup’ik Eskimo
Baie de Norton, Saint Michael, Alaska
Fin du XIXe siècle
Bois sculpté, cuir, pigments
Hauteur: 25 cm
Provenance
Collection Merton Simpson (1928-2013), New York
Collection Tony Berlant, Santa Monica, Californie
Collection Michel Van Den Dries, Gavere, Belgique
Collection David Utzon-Frank, Copenhague
Masque Yu'pik Boite Phoque / Galerie FLAK
Prix : nous consulter
Ainsi que l’indique le musée Barbier-Mueller qui possède un masque de même type, l’abstraction semble le terme le plus à même de qualifier ces masques attribués au « Maître de la boîte aux phoques » dont la simplicité égale la beauté. Ce créateur est reconnu pour le style particulier et original qu’il appliquait à chacune de ses œuvres. La reconnaissance d’une « signature » est rare et délicate dans le contexte des cultures étrangères à la notion « d’histoire de l’art » occidentale, dont la production matérielle était, jusque récemment, abordée par le seul biais de l’ethnologie.
Le corpus du « Maître de la boîte aux phoques » comprend plusieurs masques similaires. La partie supérieure de la structure du masque, en forme de boîte, présente un visage humain stylisé à l’extrême ; deux grandes cavités ovales figurent les yeux, tandis que l’arête du nez est évoquée par une fine protubérance.
Une tête de phoque plutôt réaliste pointe de la base du masque, produisant une sorte de poignée.
Ce type de masque était utilisé dans des spectacles ritualisés au cours desquels les humains entraient en communication avec les esprits animaux, les exhortant de satisfaire leurs besoins en leur fournissant un gibier abondant.
Il est dit que l’esprit de l’animal (« yua » ou « inua » en langue Yup’ik) résidait dans le réceptacle / boîte de la partie supérieure géométrique du masque.
Selon les conceptions Eskimo, ce sont les âmes des animaux qui décidaient de mettre leurs corps à la disposition des hommes et déterminaient donc les périodes d’abondance ou de famine. Les hommes devaient de ce fait observer un certain nombre de prescriptions concernant la pratique de leurs activités de subsistance pour s’assurer le concours bienveillant des âmes des animaux. Le corps de l’animal était certes consommé mais son esprit lui, ne mourrait jamais.
Au dos du masque, les yeux sont rehaussés de pigments rouge. Vu de ce côté, le masque rappelle la tête d’un oiseau, le phoque sculpté en partie inférieure en constituant le bec.
Notre masque se caractérise par sa charge poétique et la pureté de ses formes.
Le corpus du « Maître de la boîte aux phoques » comprend plusieurs masques similaires. La partie supérieure de la structure du masque, en forme de boîte, présente un visage humain stylisé à l’extrême ; deux grandes cavités ovales figurent les yeux, tandis que l’arête du nez est évoquée par une fine protubérance.
Une tête de phoque plutôt réaliste pointe de la base du masque, produisant une sorte de poignée.
Ce type de masque était utilisé dans des spectacles ritualisés au cours desquels les humains entraient en communication avec les esprits animaux, les exhortant de satisfaire leurs besoins en leur fournissant un gibier abondant.
Il est dit que l’esprit de l’animal (« yua » ou « inua » en langue Yup’ik) résidait dans le réceptacle / boîte de la partie supérieure géométrique du masque.
Selon les conceptions Eskimo, ce sont les âmes des animaux qui décidaient de mettre leurs corps à la disposition des hommes et déterminaient donc les périodes d’abondance ou de famine. Les hommes devaient de ce fait observer un certain nombre de prescriptions concernant la pratique de leurs activités de subsistance pour s’assurer le concours bienveillant des âmes des animaux. Le corps de l’animal était certes consommé mais son esprit lui, ne mourrait jamais.
Au dos du masque, les yeux sont rehaussés de pigments rouge. Vu de ce côté, le masque rappelle la tête d’un oiseau, le phoque sculpté en partie inférieure en constituant le bec.
Notre masque se caractérise par sa charge poétique et la pureté de ses formes.
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