AmériQue du Nord | Alaska
Lunettes de neige
Alaska
Exceptionnelle paire de lunettes de neige
Culture Punuk, Eskimo archaïque
Alaska
800-1200 après Jésus-Christ
Ivoire de morse sculpté
Longueur : 14 cm
Provenance
Collection Patrick Mestdagh, Bruxelles
Collection Craig Finch, Londres
Lunettes de neige Punuk 14 cm / Galerie Flak
Prix : nous consulter
Ces lunettes de chasseur en ivoire marin sculpté (dent de morse partiellement fossilisée) étaient destinées à réduire la luminosité et se prémunir de la réverbération des rayons du soleil sur le sol arctique glacé.
On notera la superbe stylisation de la forme de ces lunettes. Deux fentes horizontales constituent les ouvertures qui permettaient la vision. Des trous de fixation latéraux permettent le passage d’un lien pour fixer les lunettes au visage.
La partie supérieure est orné d’un fin réseau de motifs linéaires sculptés caractéristiques des styles Punuk.
Ces lunettes, appelées "igauget" ou "nigauget" dans les dialectes Yup'ik d'Alaska, étaient sculptées de façon à épouser au plus près la forme du visage et limiter la luminosité au maximum d'où la finesse des ouvertures au niveau des yeux. La largeur de ces ouvertures influait directement sur la largeur du champ de vision. Plus le champ de vision était réduit, plus l'acuité visuelle s'en trouvait accentuée.
Des lunettes présentant des fentes de tailles différentes étaient choisies suivant les conditions climatiques (notamment l'incidence et l'intensité des rayons solaires suivant les saisons au cours de l'année).
Vers le début du mois de mars, le retour du soleil commence à éblouir le paysage arctique couvert de neige. À la fin du mois d'avril, le pays agit comme un miroir géant qui reflète une lumière vive de plus en plus directe.
La forme des lunettes variaient selon leurs origines de fabrication. Elles pouvaient être taillées dans du bois, souvent du bois flotté ramassé sur le rivage, dans de l'os de baleine ou dans la défense d'un morse.
Comme le note Bill Wolf, la rudesse du climat arctique était un véritable obstacle pour le chasseur esquimau. Du fait de la latitude élevée, le soleil est bas sur l'horizon pendant une grande partie de l'année. L'éblouissement qui en résulte est aggravé par le réfléchissent sur la neige et l'eau qui couvrent la région. Sans protection, les yeux du chasseur étaient vulnérables à la cécité des neiges, semblable à un coup de soleil au niveau des yeux. Les lunettes de neige en ivoire ou en bois atténuaient cet effet en permettant au porteur de regarder à travers des ouvertures étroites, tout en se protégeant de l'éblouissement excessif. Elles offraient également une protection contre le vent et la neige lors des déplacements.
Cet objet utilitaire millénaire est ici élevé au rang d'œuvre d'art. L'apparente modernité de leur forme est saisissante.
On notera la superbe stylisation de la forme de ces lunettes. Deux fentes horizontales constituent les ouvertures qui permettaient la vision. Des trous de fixation latéraux permettent le passage d’un lien pour fixer les lunettes au visage.
La partie supérieure est orné d’un fin réseau de motifs linéaires sculptés caractéristiques des styles Punuk.
Ces lunettes, appelées "igauget" ou "nigauget" dans les dialectes Yup'ik d'Alaska, étaient sculptées de façon à épouser au plus près la forme du visage et limiter la luminosité au maximum d'où la finesse des ouvertures au niveau des yeux. La largeur de ces ouvertures influait directement sur la largeur du champ de vision. Plus le champ de vision était réduit, plus l'acuité visuelle s'en trouvait accentuée.
Des lunettes présentant des fentes de tailles différentes étaient choisies suivant les conditions climatiques (notamment l'incidence et l'intensité des rayons solaires suivant les saisons au cours de l'année).
Vers le début du mois de mars, le retour du soleil commence à éblouir le paysage arctique couvert de neige. À la fin du mois d'avril, le pays agit comme un miroir géant qui reflète une lumière vive de plus en plus directe.
La forme des lunettes variaient selon leurs origines de fabrication. Elles pouvaient être taillées dans du bois, souvent du bois flotté ramassé sur le rivage, dans de l'os de baleine ou dans la défense d'un morse.
Comme le note Bill Wolf, la rudesse du climat arctique était un véritable obstacle pour le chasseur esquimau. Du fait de la latitude élevée, le soleil est bas sur l'horizon pendant une grande partie de l'année. L'éblouissement qui en résulte est aggravé par le réfléchissent sur la neige et l'eau qui couvrent la région. Sans protection, les yeux du chasseur étaient vulnérables à la cécité des neiges, semblable à un coup de soleil au niveau des yeux. Les lunettes de neige en ivoire ou en bois atténuaient cet effet en permettant au porteur de regarder à travers des ouvertures étroites, tout en se protégeant de l'éblouissement excessif. Elles offraient également une protection contre le vent et la neige lors des déplacements.
Cet objet utilitaire millénaire est ici élevé au rang d'œuvre d'art. L'apparente modernité de leur forme est saisissante.
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