Ornement Malagan
Nouvelle-Irlande
Fin du XIXe ou début du XXe siècle
Bois sculpté, pigments, coquillages
Hauteur : 40 cm
Provenance
Ex Galerie Pierre Vérité, Paris
Ex collection privée française, acquise du précédent en 1962
Ex Galerie Flak, Paris
Ex collection Pierrette & Pierre Souleil, Paris, acquis ci-dessus
Ex Christie’s Paris, Dec. 2020
Max Ernst, La femme 100 têtes, Éditions du Carrefour, 1929
Les Surréalistes étaient d’immenses admirateurs des arts de Nouvelle-Irlande et la citation qui précède semble s'inscrire en écho à la sculpture ci-contre figurant deux animaux imbriqués, un oiseau sur un marsupial.
La vie rituelle et l’organisation sociale des clans de Nouvelle-Irlande étaient rythmées par de longues et complexes cérémonies funéraires que l’on appelle malagan. Une extraordinaire diversité de statues, objets et masques avec des fonctions bien spécifiques étaient créés dans ce cadre, parfois pour une seule utilisation de quelques minutes. Comme l’indique Philippe Peltier dans Nouvelle-Irlande, Arts du Pacifique Sud (musée du quai Branly, 2006, p. 78), le malagan permettait de capter l’énergie de l'ancêtre, de la canaliser et de la redistribuer entre les membres du clan afin de rétablir l’équilibre dans la société des vivants.


































































































































