océanie | Nouvelle-Calédonie
Flèche faîtière Kanak
Nouvelle-Calédonie
Flèche faîtière
Kanak
Nouvelle-Calédonie
XIXe siècle
Bois sculpté
Hauteur :
Provenance
Collection de l’antiquaire Marc Perpitch, Paris
Collection Stephane Mangin, Paris
Collection Olivier Vanuxem, France
Publication et Exposition
« L’Art ancestral des kanak », Musée des Beaux-Arts de Chartres, 2009, p. 59
Flèche Faîtière Kanak / Galerie Flak
Prix : nous consulter
Élément emblématique de l'art de la Nouvelle-Calédonie, la flèche faîtière couronnait le toit conique de chaume de la Grande Case, demeure cérémonielle et cœur politique de la chefferie. Son nom résume sa structure : « flèche » pour sa silhouette élancée, pointée vers le ciel, « faîtière » car elle trônait au sommet de l'édifice. Bien plus qu'un simple ornement architectural, elle incarne l'esprit des ancêtres et matérialise la présence, la cohésion et l'autorité du clan.
Nommée pwamabaï ou gomoa selon les aires linguistiques, cette sculpture anthropomorphe se structure traditionnellement en trois sections. Un pied, qui permettait de l'ancrer solidement au sommet du pilier central de la case ; une partie médiane figurant le visage de l'ancêtre aux traits puissants et au nez proéminent, surmonté d'une coiffure stylisée ; et une pointe sommitale, ornée à l'origine de grands coquillages.
Taillée d'un seul bloc dans un bois de houp (Montrouziera cauliflora), essence précieuse, imputrescible et endémique des forêts d'altitude de la Grande Terre, cette sculpture Kanak n'est pas une représentation générique. Elle figure précisément un ancêtre du clan maternel du chef, garant de la légitimité et de la protection de la communauté.
On remarquera ici la force d'expression du visage, le modelé caractéristique du nez, la coiffure complexe et le motif en relief ornant le torse, un collier ou « sac à magies », témoignage de la fonction tant sociale que rituelle de ce remarquable exemple ancien de flèche faîtière.
Nommée pwamabaï ou gomoa selon les aires linguistiques, cette sculpture anthropomorphe se structure traditionnellement en trois sections. Un pied, qui permettait de l'ancrer solidement au sommet du pilier central de la case ; une partie médiane figurant le visage de l'ancêtre aux traits puissants et au nez proéminent, surmonté d'une coiffure stylisée ; et une pointe sommitale, ornée à l'origine de grands coquillages.
Taillée d'un seul bloc dans un bois de houp (Montrouziera cauliflora), essence précieuse, imputrescible et endémique des forêts d'altitude de la Grande Terre, cette sculpture Kanak n'est pas une représentation générique. Elle figure précisément un ancêtre du clan maternel du chef, garant de la légitimité et de la protection de la communauté.
On remarquera ici la force d'expression du visage, le modelé caractéristique du nez, la coiffure complexe et le motif en relief ornant le torse, un collier ou « sac à magies », témoignage de la fonction tant sociale que rituelle de ce remarquable exemple ancien de flèche faîtière.
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