océanie | Nouvelle-Calédonie
Sommet de porte Kanak
Nouvelle-Calédonie
Sommet de chambranle de porte Tale
Kanak
Nouvelle-Calédonie
XIXe siècle
Bois sculpté
Hauteur : 38 cm
Largeur : 68 cm
Provenance
Probablement collection Pierre et Claude Vérité, Paris
Collection Yann Ferrandin, Paris
Collection Olivier Vanuxem, France
Publication et Exposition
« L’Art ancestral des kanak », Musée des Beaux-Arts de Chartres, 2009, p. 71
Sommet de chambranle de porte Tale Kanak 38 cm / Galerie Flak
Prix : nous consulter
Placés de part et d'autre de l'entrée de la case traditionnelle, les chambranles de porte Kanak combinent une fonction architecturale essentielle et une dimension spirituelle majeure puisque ces pièces sculptées dans la courbure naturelle de troncs de bois de houp personnifient directement un ancêtre protecteur du clan. Réalisées en bas-relief, ces œuvres respectent des codes esthétiques précis avec une partie supérieure sculptée d’un visage aux traits anthropomorphes tandis que la partie inférieure se pare de décors géométriques spécifiques suivant leur région d’origine en Nouvelle-Calédonie.
L’orifice visible au-dessus de la tête permettait, à l'aide de cordes en fibres végétales de fixer le chambranle au poteau de l'entrée tandis que sa base était enfoncée dans le sol de la maison.
Nommés jovo ou talé selon les régions, ces chambranles étaient les gardiens symboliques de la demeure de celui pour lequel ils étaient sculptés. A ce titre, ils jouaient un rôle actif durant les rituels de deuil consécutifs au décès d'un chef ou d'une personne importante du clan. Les chambranles étaient notamment frappés par les deuilleurs avant d’être abandonnés, mutilés rituellement ou parfois réutilisés comme seuils de porte ou éléments de sarcophages.
Exceptionnel par sa puissance brute et son expressivité, ce fragment est réduit à sa seule partie sommitale. On peut imaginer que ce chambranle avait été retaillé après le décès d’un chef, illustrant la pratique de réemploi rituel évoquée précédemment.
Ce visage monumental n'en conserve que plus de force pour transmettre la voix des ancêtres.
L’art est une parole…
L’orifice visible au-dessus de la tête permettait, à l'aide de cordes en fibres végétales de fixer le chambranle au poteau de l'entrée tandis que sa base était enfoncée dans le sol de la maison.
Nommés jovo ou talé selon les régions, ces chambranles étaient les gardiens symboliques de la demeure de celui pour lequel ils étaient sculptés. A ce titre, ils jouaient un rôle actif durant les rituels de deuil consécutifs au décès d'un chef ou d'une personne importante du clan. Les chambranles étaient notamment frappés par les deuilleurs avant d’être abandonnés, mutilés rituellement ou parfois réutilisés comme seuils de porte ou éléments de sarcophages.
Exceptionnel par sa puissance brute et son expressivité, ce fragment est réduit à sa seule partie sommitale. On peut imaginer que ce chambranle avait été retaillé après le décès d’un chef, illustrant la pratique de réemploi rituel évoquée précédemment.
Ce visage monumental n'en conserve que plus de force pour transmettre la voix des ancêtres.
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