AmériQue du Nord | Alaska
Figure de loutre
Alaska
Figure de loutre
Culture Old Bering Sea ou ultérieure – Eskimo Archaïque
Alaska
Probablement 1er millénaire après J-C
Dent de morse sculptée
Longueur : 8 cm
Provenance
Collection Joe Gerena, New York
Collection Bruno Gay, Paris
Collection Laurent Wargon, Paris, acquis du précédent
Collection Jackson, Paris
Figure de loutre OBS Eskimo archaïque 8 cm / Galerie Flak
Prix : nous consulter
Sculptée dans de l’ivoire marin, une dent de morse, cette figure animale figure une loutre en position de nage ou de plongeon.
Cette figure de loutre se distingue par son dynamisme, son élancement et sa superbe et profonde patine présentant différences nuances de brun. Un orifice au niveau du ventre permettait probablement d’attacher cette amulette sur un collier ou un vêtement. Notons la délicatesse des détails gravés au niveau de la queue et de la tête de l’animal.
Selon des récits ethnographiques collectés au début du XXe siècle, il semblerait que ces figures étaient considérées par leurs possesseurs comme des assistants ou guides spirituels pour les aider à capturer des proies ou se protéger contre les dangers physiques ou surnaturels de leur environnement.
D’après les récits collectés sur l’île de St. Lawrence (Sivuqaq), les esprits gardiens communiquaient avec les humains lors de rêves ou de transes et indiquaient les cérémonies à prévoir pour éviter les maladies, assurer le succès des expéditions de chasse et la profusion de nourriture. Les Chukchi de Sibérie pensaient que les esprits gardiens pouvaient prendre vie en s’incarnant dans des figures sculptées humaines ou animales. La somme de données ethnographiques recueillies sur le sujet associé au soin et au raffinement des figures en ivoire collectées laissent à penser que ces sculptures devaient jouer un rôle protéiforme et complexe dans les cultures archaïques du Détroit de Béring et au-delà qui se sont transmises jusqu’aux Inuit (Eskimos) actuels.
Cette figure de loutre se distingue par son dynamisme, son élancement et sa superbe et profonde patine présentant différences nuances de brun. Un orifice au niveau du ventre permettait probablement d’attacher cette amulette sur un collier ou un vêtement. Notons la délicatesse des détails gravés au niveau de la queue et de la tête de l’animal.
Selon des récits ethnographiques collectés au début du XXe siècle, il semblerait que ces figures étaient considérées par leurs possesseurs comme des assistants ou guides spirituels pour les aider à capturer des proies ou se protéger contre les dangers physiques ou surnaturels de leur environnement.
D’après les récits collectés sur l’île de St. Lawrence (Sivuqaq), les esprits gardiens communiquaient avec les humains lors de rêves ou de transes et indiquaient les cérémonies à prévoir pour éviter les maladies, assurer le succès des expéditions de chasse et la profusion de nourriture. Les Chukchi de Sibérie pensaient que les esprits gardiens pouvaient prendre vie en s’incarnant dans des figures sculptées humaines ou animales. La somme de données ethnographiques recueillies sur le sujet associé au soin et au raffinement des figures en ivoire collectées laissent à penser que ces sculptures devaient jouer un rôle protéiforme et complexe dans les cultures archaïques du Détroit de Béring et au-delà qui se sont transmises jusqu’aux Inuit (Eskimos) actuels.
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