AmériQue du Nord | Etats-Unis
Calumet
Etats-Unis
Calumet
Culture Lakota
Région des Plaines, Etats-Unis
Années 1880
Bol: catlinite, inserts en métal
Calumet: bois, porc-épic (quill), crin de cheval
Longueur: 72.5 cm
Numéro d’inventaire sur le bol: 346 (?)
Provenance
Ex collection Michel Zerolo, Paris
Calumet Lakota 72.5 cm / Galerie Flak
Prix : nous consulter
« Avant de parler des choses saintes, on se prépare par des offrandes. L'un remplira sa pipe et la remettra à l'autre qui l'allumera et l'offrira au ciel et à la terre. Ils fumeront ensemble. Ensuite, ils seront prêts à parler. »
Mato-Kuwapi (Chased by Bears), un Santee-Yanktonai, guerrier Sioux.
La pierre rouge et l'art du quill
Ce calumet se compose de deux éléments distincts d'une remarquable facture :
• Le fourneau en T : sculpté dans la catlinite, cette pierre rouge et tendre dont le nom fut donné en 1839 par le minéralogiste Charles Thomas Jackson, en hommage au peintre George Catlin qui avait visité quatre ans plus tôt les carrières du Minnesota, où les Amérindiens l'extrayaient depuis au moins le XVIIe siècle. Le fourneau présente de profondes traces de combustion attestant un usage ancien et prolongé ; la circonférence du bol et de sa base est ornée de fines incrustations métalliques formant des lignes obliques parallèles.
•Le tuyau plat : de section rectangulaire et taillé dans un bois dense, il est orné de crin de cheval teint en rouge et de peau de lézard des Plaines. Sa partie supérieure est gainée d'un tressage complexe de quill (piquants de porc-épic aplatis et teints), un art d'une minutie extrême traditionnellement réservé aux femmes de la tribu.
L'objet le plus sacré des Plaines
Symbole d'accueil et d'alliance, la pipe scellait la paix entre deux tribus ou formalisait l'adoption d'un enfant. Au-delà de cette fonction sociale, le calumet constituait avant tout un réceptacle spirituel. Avant de partir sur le sentier de la guerre, les guerriers fumaient, à l'aide d'un calumet de ce type, un mélange de tabac et d'herbes aromatiques. Fumer permettait d'entrer en communion avec le Grand Esprit : la fumée s'élevant vers le ciel portait avec elle les prières et invoquait sa protection.
Mato-Kuwapi (Chased by Bears), un Santee-Yanktonai, guerrier Sioux.
La pierre rouge et l'art du quill
Ce calumet se compose de deux éléments distincts d'une remarquable facture :
• Le fourneau en T : sculpté dans la catlinite, cette pierre rouge et tendre dont le nom fut donné en 1839 par le minéralogiste Charles Thomas Jackson, en hommage au peintre George Catlin qui avait visité quatre ans plus tôt les carrières du Minnesota, où les Amérindiens l'extrayaient depuis au moins le XVIIe siècle. Le fourneau présente de profondes traces de combustion attestant un usage ancien et prolongé ; la circonférence du bol et de sa base est ornée de fines incrustations métalliques formant des lignes obliques parallèles.
•Le tuyau plat : de section rectangulaire et taillé dans un bois dense, il est orné de crin de cheval teint en rouge et de peau de lézard des Plaines. Sa partie supérieure est gainée d'un tressage complexe de quill (piquants de porc-épic aplatis et teints), un art d'une minutie extrême traditionnellement réservé aux femmes de la tribu.
L'objet le plus sacré des Plaines
Symbole d'accueil et d'alliance, la pipe scellait la paix entre deux tribus ou formalisait l'adoption d'un enfant. Au-delà de cette fonction sociale, le calumet constituait avant tout un réceptacle spirituel. Avant de partir sur le sentier de la guerre, les guerriers fumaient, à l'aide d'un calumet de ce type, un mélange de tabac et d'herbes aromatiques. Fumer permettait d'entrer en communion avec le Grand Esprit : la fumée s'élevant vers le ciel portait avec elle les prières et invoquait sa protection.
Explorez le reste de la collection











