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Figure Asmat
Irian Jaya
Figure masculine
Asmat (Irian Jaya), Papua Indonesia, Indonésie
Début du XXe siècle
Bois et pigments, graines rouges, fibres
Hauteur : 102 cm
Provenance
Collection Th. P. P. van Emden, Pays-Bas, années 1950
Collection Michael Woerner, Bangkok
Publication et Exposition
« Asmat – Art from Southwest New Guinea »
H.C. Renselaar, Amsterdam, Royal Tropical Institute,
No. CXXI, Dept of Cultural and Physical Anthropology No. 55. 1961, fig. 7-8.
Vendu
Cette figure représente un homme accroupi, les coudes posés sur les genoux. Ses mains ouvertes se dressent de part et d'autre d'un torse allongé qui rappelle la forme d'une pirogue. Le corps repose sur un socle ajouré de volutes.
Comme le rappellent Metropolitan Museum of Art de New York et l'Art Gallery of New South Wales (exposition "Melanesian art: redux", 2018-2019), cette posture renvoie au mythe fondateur de Fumeripits (ou Fumeripitsj). Selon ce récit, le héros créateur bâtit la première maison des hommes (jeu). Pour tromper sa solitude, il sculpta des figures humaines dans des troncs d'arbres, puis fabriqua un tambour. Au son du tambour, les statues s'animèrent : leurs coudes se détachèrent des genoux, elles se mirent à danser, et ainsi naquirent les premiers Asmat. Aujourd'hui encore, lors de cérémonies comme la consécration d'une nouvelle maison des hommes, les danseurs gardent les coudes contre les genoux et rejouent ce passage du bois à la chair. La silhouette évoque aussi la mante religieuse, symbole de la chasse aux têtes chez les Asmat.
Pour les Asmat, le corps humain est un arbre : les jambes et les pieds en sont les racines, le torse le tronc, les bras et les mains les branches, et la tête le fruit. Ces figures portent le nom d'ancêtres récemment disparus, sans en être des portraits. Elles honorent les défunts et rappellent aussi à la communauté le devoir de venger leur mort. Elles sont l'œuvre de maîtres sculpteurs (wowipitsj), dont le prestige n'était dépassé que par celui des grands guerriers.
Comme le rappellent Metropolitan Museum of Art de New York et l'Art Gallery of New South Wales (exposition "Melanesian art: redux", 2018-2019), cette posture renvoie au mythe fondateur de Fumeripits (ou Fumeripitsj). Selon ce récit, le héros créateur bâtit la première maison des hommes (jeu). Pour tromper sa solitude, il sculpta des figures humaines dans des troncs d'arbres, puis fabriqua un tambour. Au son du tambour, les statues s'animèrent : leurs coudes se détachèrent des genoux, elles se mirent à danser, et ainsi naquirent les premiers Asmat. Aujourd'hui encore, lors de cérémonies comme la consécration d'une nouvelle maison des hommes, les danseurs gardent les coudes contre les genoux et rejouent ce passage du bois à la chair. La silhouette évoque aussi la mante religieuse, symbole de la chasse aux têtes chez les Asmat.
Pour les Asmat, le corps humain est un arbre : les jambes et les pieds en sont les racines, le torse le tronc, les bras et les mains les branches, et la tête le fruit. Ces figures portent le nom d'ancêtres récemment disparus, sans en être des portraits. Elles honorent les défunts et rappellent aussi à la communauté le devoir de venger leur mort. Elles sont l'œuvre de maîtres sculpteurs (wowipitsj), dont le prestige n'était dépassé que par celui des grands guerriers.
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