Preview
Figure Okvik
« Madone » Okvik
Exceptionnelle et grande figure féminine
Culture Okvik, Old Bering Sea I
Eskimo Archaïque
Ile de St. Laurent (Sivuqaq), Alaska
Ivoire marin
250 avant J.C. – 100 après J.C.
Hauteur : 15.9 cm
Provenance
Collection Perry J. Lewis, Etats-Unis
Collection Galerie Flak, 2021
Collection privée, acquis ci-dessus
Exposition et Publication
“Espíritus del Agua”, Fundación La Caixa, Madrid & Barcelone, 1999 – 2000, planche 2, page 76
« Rêves Arctiques », Parcours des Mondes, 2021 (Galerie Flak)
Figure féminine Madone Okvik 15.9 cm / Galerie Flak
Prix : nous consulter
Un corps étiré, un visage épuré, un regard d’éternité...
Sommes-nous face à une idole cycladique, une Vénus de Lespugue préhistorique ou un ancêtre de l’Ile de Pâques ?
La vérité est ailleurs : cette sculpture taillée dans un ivoire marin, patinée par le froid, le vent et le passage du temps, vient des immensités glacées du Grand Nord.
Les œuvres d‘art ancien d’Alaska, issues des cultures archaïques Eskimo d’Amérique du Nord, sont rarissimes.
A quelques encablures des côtes de Sibérie, dans le milieu hostile du Grand Nord, les premières civilisations paléo-Eskimo ont traversé le Détroit de Béring pour s’établir en Alaska vers -2000 avant Jésus-Christ.
Ces populations de chasseurs semi-nomades, suivant la migration des grands mammifères marins _ baleines, morses, phoques _ se sont progressivement installées sur St Lawrence Island et les côtes d’Alaska donnant naissance à la civilisation Okvik (-200 avant J.-C. à + 100 après J.-C.).
Les Okvik et les cultures ultérieures qui se sont succédé _ Old Bering Sea II et III, puis Punuk, Thule _ sont les ancêtres des Eskimos (Inuit) actuels. Le mot « Okvik » signifie littéralement « le lieu où les morses viennent à terre » et correspond à un site de chasse privilégié de St Lawrence Island.
Le sol gelé du permafrost continue de livrer année après année, des objets sculptés en os et en ivoire marin qui y ont été déposés ou enterrés à travers les âges. Réchauffement climatique aidant, les Eskimos contemporains mènent chaque été des campagnes de fouilles qui permettent de mettre à jour ces témoignages précieux de pratiques religieuses et chamaniques ancestrales.
Cette figure hiératique en ivoire fossilisé constitue un témoignage rarissime et archétypal de l’art eskimo archaïque. Cette œuvre s’inscrit dans le corpus restreint du grand art classique de la culture Okvik (Old Bering Sea I) qui est née et s’est développée sur l’île Saint-Laurent (St. Lawrence Island) au sud du Détroit de Béring il y a plus de 2000 ans.
Les figures Okvik en ivoire marin étaient utilisées lors de cérémonies liées à la fertilité et la guérison ou pour assurer des pêches et chasses fructueuses.
Objets de transmission de savoir et supports pour les pratiques chamaniques, ces sculptures constituaient un canal de communication privilégié avec le monde invisible des esprits.
Cette figure humaine se caractérise par la pureté et l’allongement de ses lignes. Le traitement du visage rappelle avec évidence les oeuvres de grands artistes du XXe siècle, tels qu’Amedeo Modigliani ou Constantin Brancusi.
Sommes-nous face à une idole cycladique, une Vénus de Lespugue préhistorique ou un ancêtre de l’Ile de Pâques ?
La vérité est ailleurs : cette sculpture taillée dans un ivoire marin, patinée par le froid, le vent et le passage du temps, vient des immensités glacées du Grand Nord.
Les œuvres d‘art ancien d’Alaska, issues des cultures archaïques Eskimo d’Amérique du Nord, sont rarissimes.
A quelques encablures des côtes de Sibérie, dans le milieu hostile du Grand Nord, les premières civilisations paléo-Eskimo ont traversé le Détroit de Béring pour s’établir en Alaska vers -2000 avant Jésus-Christ.
Ces populations de chasseurs semi-nomades, suivant la migration des grands mammifères marins _ baleines, morses, phoques _ se sont progressivement installées sur St Lawrence Island et les côtes d’Alaska donnant naissance à la civilisation Okvik (-200 avant J.-C. à + 100 après J.-C.).
Les Okvik et les cultures ultérieures qui se sont succédé _ Old Bering Sea II et III, puis Punuk, Thule _ sont les ancêtres des Eskimos (Inuit) actuels. Le mot « Okvik » signifie littéralement « le lieu où les morses viennent à terre » et correspond à un site de chasse privilégié de St Lawrence Island.
Le sol gelé du permafrost continue de livrer année après année, des objets sculptés en os et en ivoire marin qui y ont été déposés ou enterrés à travers les âges. Réchauffement climatique aidant, les Eskimos contemporains mènent chaque été des campagnes de fouilles qui permettent de mettre à jour ces témoignages précieux de pratiques religieuses et chamaniques ancestrales.
Cette figure hiératique en ivoire fossilisé constitue un témoignage rarissime et archétypal de l’art eskimo archaïque. Cette œuvre s’inscrit dans le corpus restreint du grand art classique de la culture Okvik (Old Bering Sea I) qui est née et s’est développée sur l’île Saint-Laurent (St. Lawrence Island) au sud du Détroit de Béring il y a plus de 2000 ans.
Les figures Okvik en ivoire marin étaient utilisées lors de cérémonies liées à la fertilité et la guérison ou pour assurer des pêches et chasses fructueuses.
Objets de transmission de savoir et supports pour les pratiques chamaniques, ces sculptures constituaient un canal de communication privilégié avec le monde invisible des esprits.
Cette figure humaine se caractérise par la pureté et l’allongement de ses lignes. Le traitement du visage rappelle avec évidence les oeuvres de grands artistes du XXe siècle, tels qu’Amedeo Modigliani ou Constantin Brancusi.
Publication
Explorez le reste de la collection











